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  • Caroline Lessard

Confiance en soi, l’acceptation de nos différences, l’authenticité, le jugement des autres





C’est l’histoire de Verdi, le brin d’herbe. Verdi faisait partie du plus beau gazon de son quartier. Il était dense, vert et tout le monde était jaloux de ce gazon. Les gens le regardaient avec envie. Tout le monde aurait voulu avoir un gazon aussi vert et sans aucune mauvaises herbes. Il était parfait aux yeux des gens.


La saison préférée de Verdi était le printemps, parce qu’à ce moment elle pouvait enfin pousser, grandir et déployer sa feuille et s’unir à ses pairs pour une belle saison remplie de couleur et de vivacité. À chaque année, elle espérait que cette année soit la sienne. Elle s’expliquait mal pourquoi, à chaque fois qu’elle voulait grandir, devenir ce pourquoi elle existait, Gontran, son propriétaire, lui taillait la tête. Verdi ne comprenait pas pourquoi tous les autres brins d’herbe étaient content de ce moment de tonte. Pour eux, c’était synonyme de beauté, d’équilibre, de séduction du voisinage. Mais Verdi elle, elle voyait bien que c’était la mort de se faire gérer la longueur de ce que Gontran jugeait être la bonne. Qui a dit qu’un gazon devait mesure 8cm. Peut-on être aussi beau et gracieux à 10cm? 15cm ou même 30cm?


Verdi passait ses journées entières à regarder le champs de blé juste à côté. Elle le trouvait tellement beau! Lorsque le vent soufflait, elle voyait le blé danser à l'unisson, sans règle… juste suivre le rythme que le vent imposait. Mais, chaque brin de blé pouvait bouger comme il voulait. Comment veux-tu qu’un brin d’herbe de 8cm puisse bouger ainsi? C’est impossible! Je suis pris là à me faire couper la tête à chaque semaine, pour le plaisir d’un autre et clairement pas du mien. Verdi rêvait d’être un de ces brin de blé. Elle les regardait, les étudiait chaque jour, pour apprendre comment faire. Elle les enviait tellement.


Elle a même demandé conseil pour savoir quoi faire pour passer d’un brin d’herbe à un brin de blé. Mais la réponse qu’elle obtenait tout le temps était: Pourquoi devenir une grand affaire beige qui bouge mal au vent alors que nous, on est tellement l’envie des autres? Nous, on est ce que tout le monde veut: un beau gazon parfait!

Pour Verdi, ce n’était pas ça qui était important pour elle, d’être collé un sur l’autre, qu’on décide pour elle quand il est temps de la couper, et juste se faire regarder par les autres. Faire l’envie des autres n’était pas ce qui était important pour elle. Qui peut vraiment envier de se faire couper la tête à chaque semaine et être pogné en pain? Personne!


Verdi a donc réfléchie beaucoup. Elle a décidé de laisser sa racine pousser encore plus. Elle a bu de l’eau plus que les autre. Elle prenait des vitamines plus que les autres. Elle faisait tout plus que les autres. Mais, son but était de devenir ce qu’elle avait toujours voulu être: un grand brin de blé libre. Elle se faisait couper la tête encore, mais elle poussait par en bas. Elle allait y arriver. En amenant sa racine au champs de blé, elle pourrait y vivre. Et c’est ce qu’elle a fait!


Enfin, elle avait de la place. Il y avait de l’air. Elle pouvait enfin respirer et pousser librement. À chaque coup de vent, elle se laissait bercer et elle aimait tellement ça. En plus, elle avait la vue sur le super beau gazon de Gontran. C’est vrai qu’il est beau. Il est d’une vert immaculé. Il est parfait. Mais pas sa perfection à elle. Elle était tellement contente de pouvoir enfin danser! Ok, le champs est beige, sans couleur, mais ça n’avait pas d’importance. Tant qu’elle pouvait bouger librement.


L’automne arriva et Verdi a vite comprise qu’elle se ferait couper la tête à nouveau. Et pire, encore, elle ne serait même pas placé avec les autres brin de blé. Elle n’était pas comme eux. Donc, on l’a mise ailleurs. Verdi capotait. Tous ces efforts pour rien. C’était la même chose, mais pire encore. On la mettait avec les rejets. Elle ne pouvait même pas aller avec ses pairs. L’hiver passa. Verdi ne savait pas ce qu’elle ferait. Elle en avait marre de se faire couper la tête au gré des humeurs du propriétaire du champs. Il fallait qu’elle trouve une solution.


Dès que le printemps arriva, elle essaya de grandir un peu plus vite que les autres pour avoir une vue sur l’environnement autour d’elle. Mais, que vois-je? Une forêt! Et c’était super! Verdi savait déjà comment se promener d’un lopin de terre à un autre. Donc, GO! Elle a refait la même chose que par le passé. Elle a fait pousser sa racine, pour se retrouver dans la forêt. Et elle a réussi.


Et sais-tu ce qu’il y a de beau avec la forêt? C’est que tu es plus grand que les autres autour. Tu es plus solide aussi que les autres champs. Tu as des racines d’acier. Mais, tu peux encore danser. Et en plus, lorsque le vent joue dans mes cheveux remplis de feuilles vertes, je joue de la musique. Ce qui est encore plus merveilleux, c’est que j’ai la couleur parfaite que j’avais au début de ma vie, je peux danser comme dans le milieu de ma vie, en plus, je peux choisir la mélodie que je veux faire et maintenant, je peux pousser sans qu’on me coupe la tête… et je suis un élément important dans la vie d’un petit humain qui vient faire sa cabane sur mes bras. Je ferai parti de ses souvenirs pour le restant de sa vie. Même si les saisons passent, je ne mourrai pas. Je vais juste pouvoir continuer à grandir.



Écrite par moi, Caroline Lessard ;-)




* Savez-vous ce qu'est une allégorie? C'est un symbole, une figure de style qui permet de mieux comprendre un concept, une idée, une abstraction grâce à une histoire, une métaphore ou une image. Elles sont souvent utilisées en PNL pour "programmer" le cerveau à adopter de nouveaux comportements ou pour motiver.

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